Chapitre 1.
Nous ne décidons pas davantage de fumer que de parler notre langue maternelle. Le tabac est partie intégrant de la civilisation dans laquelle nous avons grandi. La plupart des gens finissent par allumer une premier cigarette et 90% deviennent accros. La verité, c'est que nous n'exerçons aucun pouvoir de décision, ni au début ni par la suite.
"Chaque fois que j'ai tenté d'en finir avec la cigarette, j'ai échoué". C'est bien la preuve que le tabagisme ne résulte pas d'un choix, et que nous somme détenus dans une prison dont nous ne savons pas comment nous évader.
La conscience d'être en prison n'est pas une garantie de succès, évidemment, mais elle offre tout de même une issue.
Vous allez peut-être ajouter que le tabac vous aide à combattre le stress et l'ennui, et qu'il facilite la concentration et la détente. Attendez un peu! L'ennui est le contraire de la concentration, de même que le stress se situe à l'opposé de la détente. Si j'essayais de vous vendre un remède miracle dont les effets seraient radicalement différents, vous me prendriez pour un charlatan -ou pour un demeuré-. Me cela n'empêche pas la société, et en particulier les fumeurs, de conférer au tabac des "vertus" parfaitement contradictoires.
En fait, cette hypocrisie n'est qu'apparente: les fumeuses savent au fond d'elles-memes qu'elles sont tombées dans un piège, et que leur dépendance ne résulte pas d'un choix delibéré. "QUELLE IDIOTE JE SUIS! MAINTENANT IL FAUT QUE J'ARRÊTE!". Je vais le faire, mais pas oujourd'hui. Le moment n'est pas bien choisi.
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